7 étapes pour 7 merveilles !

Le musée des Amériques –Auch propose à ses visiteurs de prendre un ticket pour un voyage dans le temps et l’espace. L’aventure ne s’arrête pas dans la lointaine Amérique précolombienne, mais se prolonge dans l’Egypte des Pharaons pour s’achever au cœur de la Gascogne.

Septième étape : Les phases de la lumière de Jean-Louis Rouméguère

Les phases de la lumière

Les dix tableaux représentent les effets de la lumière sur des paysages à différents instants de la journée. Ces petits formats (27 cm x 19 cm) donnent une sensation d’Immensité grâce à la lumière se reflétant sur les paysages. Ils sont encadrés ensemble : “le voisinage des toiles, loin de nuire à une autre devra au contraire la faire valoir”.

Outre les phases de la lumière, les grands formats, les notes de poche de Rouméguère retranscrivent une harmonie de tons de couleurs à l’instar des notes de musique formant elles aussi une gamme.

Jean-Louis Rouméguère, l’Amant de la Lumière

“J’ai pour école la vérité et je n’ai cure de savoir si j’appartiens en même temps à quelque autre. Les préjugés anciens et modernes ne m’intéressent pas et je veux continuer à les ignorer toujours”.

Telle est la profession de foi de cet artiste gascon qui ne prit qu’une leçon de peinture dans sa vie et qui exposa au Salon des Indépendants où il côtoya les Fauves et les Cubistes.

Né à Auch en 1863, Rouméguère, avide de liberté, après une fugue en Algérie, un séjour en maison de redressement…, désertera l’armée en 1886 pour fuir en Italie où il vivra maigrement de sa peinture qu’il signe Ayram Luigi. De retour en France après la loi d’amnistie, il obtient en 1894, son diplôme de l’école dentaire, s’installe dans la maison familiale près du marché aux herbes. Il partage son temps entre la peinture, le cabinet et la fabrication de liqueurs et de produits de toilette. Cette alchimie curieuse aboutira chez lui à l’élaboration de ce qu’il a appelé “la peinture scientifique” dont le principe est basé sur l’harmonie des couleurs.

Premières expositions

Il exposera à Toulouse en 1905, une suite de dix tableaux qui résume ses recherches sur l’effet de la lumière aux différentes heures de la journée sur un paysage. L’année suivante, il monte à Paris et présente 156 tableaux. La presse est unanime. Georges Lemoyne, critique d’art le salue comme “l’amant de la lumière”.

Patrimoine & Culture

. art . auch . Gers . Jean-Louis Rouméguère . lumière
spechcontal

Sylvain

Le 21 mars 2015