7 étapes pour 7 merveilles !

Le musée des Amériques–Auch propose à ses visiteurs de prendre un ticket pour un voyage dans le temps et l’espace. L’aventure ne s’arrête pas dans la lointaine Amérique précolombienne, mais se prolonge dans l’Egypte des Pharaons pour s’achever au cœur de la Gascogne.

Sixième étape : La mariée de Gascogne

mariée de Gasgogne

Au milieu du XIXème, en Gascogne et dans les environs, on se mariait encore en couleurs. La mariée revêtait une robe de teinte rouge, “puce”, “brique” ou bleue sur laquelle elle nouait un tablier de soie. Un châle écru ou blanc en mousseline, en soie, ou en faille couvrait les épaules. Sur sa coiffe brodée, elle posait un diadème de fleurs d’oranger, ou une tiare assortie à la ceinture à larges pans. Le fiancé offrait à sa future épouse le châle ou le “noubial” qui servira aussi à protéger le nouveau-né le jour de son baptême.

Les jambes cachées des regards indiscrets recevaient des bas finement brodés. Les jupons se portaient souvent superposés, en signe de richesse. En soie, en flanelle, en lainage, ils sont ornés de volants à dentelles ou de broderies. Le jupon de dessus est généralement de couleur vive, uni ou rayé, le rouge étant réservé à “l’Aynado”, l’héritière.

Les traditions du mariage

Plusieurs grandes étapes marquent la vie d’une femme : les fiançailles et le mariage sont les plus spectaculaires. A ces occasions, les familles des jeunes filles rivalisaient de talent pour offrir à leur enfant une robe digne de les représenter, d’autant plus si celle-ci était l’aînée.

Si le mariage avait pour but principal de fonder une famille, c’était aussi, et parfois avant tout, un arrangement d’affaires entre les familles dont le pivot central était bien sûr la dot : on épouse une famille, non une femme ou un homme. D’où les différentes transactions qui accompagnaient la préparation du mariage.

La vêture de l’épouse était un moment réglé par un véritable protocole dont les principales phases de déroulement étaient rythmées par des chants.

Le cérémonial de la toilette de la mariée se terminait par la pose de la couronne. Pour cela on étendait dans la cuisine un drap immaculé sur lequel la fiancée s’agenouillait face à son père qui tenait dans ses mains la couronne. De part et d’autre les filles et les garçons d’honneur invitaient le père à couronner sa fille. La veille du mariage ou le lendemain des noces, le marié remettait à sa future épouse les souliers ou les sabots, en signe de subordination, de “vasselage”. En échange, elle lui laissait ôter son tablier et sa ceinture signifiant ainsi par ce geste son acceptation. Avant d’aller à l’église on prenait soin de placer dans ses souliers du sel ou du millet pour se protéger du “mauvais œil”.

Patrimoine & Culture

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Sylvain

Le 14 mars 2015